Réunion de paix en Suisse : Réaffirmation de l’engagement de Kyiv
La réunion de paix tenue le week-end du 14 juin en Suisse a réaffirmé l’engagement de Kyiv, malgré le scepticisme croissant parmi les principaux acteurs internationaux, en faveur d’objectifs de guerre maximalistes alors que l’invasion russe de l’Ukraine entre dans sa troisième année.
Les objectifs ambitieux de la présidence ukrainienne
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré à plusieurs reprises que son pays doit continuer à se battre, quels que soient les coûts, jusqu’à ce que les frontières de 1991 soient rétablies. La présomption que la grande majorité des Ukrainiens partagent cet objectif soutient tacitement les objectifs de guerre de l’administration Zelensky par l’Occident.
Changement d’opinion au sein de la population ukrainienne
Cependant, de nouveaux sondages montrent un soutien significatif des Ukrainiens en faveur de la diplomatie pour mettre fin à la guerre, remettant en question l’idée que les Ukrainiens sont prêts à tout risquer pour la victoire. Le soutien unanime au gouvernement, observé au début de la guerre, s’est érodé depuis les succès militaires de l’Ukraine en 2022.
Les sondages montrent une évolution des opinions
Les sondages indiquent qu’en été 2023, 60 % des Ukrainiens estimaient que l’Ukraine devait continuer à se battre jusqu’à la victoire, un chiffre qui a chuté à 48 % après l’échec de l’offensive ukrainienne de 2023. Un sondage de la Carnegie Endowment for International Peace révèle que la part des Ukrainiens favorables à un règlement négocié a considérablement augmenté au cours de l’année écoulée.
Baisse de la confiance publique et soutien à la mobilisation
Cette tendance est renforcée par une baisse de la cote de popularité de Zelensky et une perte de confiance dans les médias pro-gouvernementaux. De plus, le soutien à la mobilisation des hommes ukrainiens est en déclin, certains soldats exprimant leur épuisement et frustration face à la guerre.
Suspension des services consulaires et fuite des hommes en âge de combattre
Kyiv a suspendu les services consulaires pour les hommes âgés de 18 à 60 ans pour faire face aux problèmes de recrutement militaire. Environ 11 000 hommes ukrainiens ont fui illégalement en Roumanie pour éviter la guerre.
Opinion des réfugiés et des résidents des territoires occupés
Les opinions des 6,5 millions d’Ukrainiens ayant quitté le pays ne sont pas prises en compte dans les sondages nationaux. De même, les opinions des Ukrainiens vivant dans les territoires contrôlés par la Russie ne sont généralement pas comptabilisées, bien que ces populations aient historiquement montré des attitudes plus pro-russes.
Pressions sociales et légales sur les opinions dissidentes
Les résultats des sondages en temps de guerre sont biaisés par les pressions sociales et légales. Les lois de collaboration de l’Ukraine criminalisent l’appel à des actions soutenant l’État agresseur, ce qui dissuade de nombreux Ukrainiens d’exprimer des opinions contraires aux objectifs de guerre du gouvernement.
Conséquences de la guerre sur la société ukrainienne
L’Ukraine affiche désormais le taux de fertilité le plus bas au monde et une grande partie de ses infrastructures énergétiques a été détruite. Pour soutenir son économie et son effort de guerre, Kyiv vend de grands actifs d’État. Sur les lignes de front, la Russie continue de progresser.
Appel à une stratégie de paix
Continuer à confondre les intérêts du gouvernement ukrainien avec les aspirations du peuple ukrainien permet aux décideurs occidentaux de se réfugier derrière des présomptions simplistes sur l’opinion publique ukrainienne, plutôt que de développer une stratégie cohérente et humaine pour mettre fin à cette guerre. Il est temps que les décideurs extérieurs reconnaissent ces réalités et commencent à élaborer une stratégie pour pousser toutes les parties vers la paix et la reconstruction du pays.
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